Salut,

Cette installation me tiens particulièrement à coeur. Au début de l'année j'ai découvert le marché du jeu de Balle. C'est un drôle d'univers où les catégories de personne se mélangent: les vendeurs, les antiquaires, les clodos... tout est mêler. Les personnes sont à l'image des objets: les uns sur les autres et chargé d'un long passé. A la fin des puces les marchands laissent à même le sol les objets qu'ils ne veulent pas remballer. Des badeaux se jettent alors dessus comme des vautours déchiquettent leur proie. C'est là que j'ai remarqué pour les photos... elles étaient là, à même le sol, sur le paver humide. Je les ai ramassées. Mon père est polonais, l'histoire de sa famille, de notre famille est perdue. Alors peut-être est-ce pour ça que je ne pouvais pas les laisser là, perdue. Peut on vendre un passer qui n'est pas le notre? Est-il normal de le laisser là? Sont-ils mort ces disparus? Des voix sur la pierre m'a permis d'exprimer toutes ses questions. Cette installation n'a pas de fin, tant qu'il y aura des photos, des moments perdu j'en ramasserai. Si une photo est effectivement un instant et le spectre d'une personne comme le pense Roland Barthes il leur fallait une bougie et une pierre, peut-être tombale.

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A bientôt

Caro.