Bonjour,

Encore un nouveau projet qui a vu le jour durant mes vacances. Pour ce projet un peu fou j'ai créer un événement sur facebook et lancé l'invitation de façon publique. Le 3 septembre (jour de la photo) je me suis donc retrouvée nez à nez avec une majorité de jeunes femmes que je ne connaissaient pas. Elles étaient toutes là pour mon travail et bien décidées à faire de leur mieux. C'était très émouvant. Non seulement j'ai pu découvrir de nouvelles personnes grâce à cet événement mais en plus mes amies de longue date étaient présentes pour ma photo. Certaine ayant même fait deux heure de train à l'aube pour être présente à temps.

Voici ce qu'elles m'ont aidées à créer:

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J’ai f choisit d’intégrer dans ma représentation de la «Dernière Cène» le thème de l’apprentissage de la sexualité. Cette photographie est imprimé sous la forme d’un triptique ce qui ne fait pas uniquement référence à l’art religieux chrétien .

En réalisant différentes recherches et en retrouvant des analyses récentes de la fresque, un détail a frappé mon intérêt. Sur la peinture originale on peut distinguer différents plats devant les apôtres. Pourtant la seule assiette demeurant vide est celle du traitre Judas. Refusait -il de toucher à la nourriture car il était parfaitement au courant de la traitrise qui allait se produire dès le lendemain? . C’est une des nombreuses théories avancées sur la Dernière cène. Un autre détail semble confirmer cette pensée: Jésus et Judas avaient tous les deux la main vers le même plat vide, comme s’ils essayaient d’attraper un même objet imaginaire. D’après les évangiles selon Judas dont on suppose que Da Vinci avait connaissance, il s’agirait d’un signe de reconnaissance du traitre pour lui dire de quitter le repas.

Dans la nourriture on retrouve également des références à la tromperie car dans les assiettes des autres apôtres se trouvent des anguilles et il existe une multitude de jeux de mot en Italien entre l’anguille et la trahison. L’assiette devant Judas serait donc vide car il serait le seul à ne pas vouloir avaler la tromperie.

L’absence de femme est aussi assez intrigante car dans tous les récits bibliques, la femmes suit Jésus dans tous ses déplacements, elle est même la seule à rester pendant la mise à mort du Christ et après, les hommes ayant pris la fuite. 

Mon but est de mettre l’accent sur un nouveau type de trahison. Et si Dieux avait été une femme? Et si elle avait fait une religion du sexe et une consommation du corps?

Dans l’ancien testament la femme porte la marque de la trahison originel. Elle est la première à faire la consommation du mal et elle incite l’Homme à suivre ses pas. Aujourd’hui nous consommons le sexe, notre vie toute entière repose autour de la recherche du plaisir à tout prix. « Prenez et mangez en tous car c’est ici et maintenant!». L’objet imaginaire est ici bien réel il s’agit du sexe de l’homme.Cette dernière cène est à l’image de celle de Léonard Da Vinci, divisée en trois parties: le débat sur la trahison ou le passage à l’acte sexuel au centre, la leçon sur la sexualité et sa consommation au sens théorique à droite et à gauche la consommation de l’acte au sens propre.  Les différentes expressions sont travaillées de façon scénique pour devenir plus lisible.

Ces trois parties sont unies au sein de la même table de banquet. Le traitre étant ici un homme travesti car les minorités sexuelles sont toujours actuellement considérées comme des traitres à leur propre sexe sans pour autant appartenir à celui qu’elle convoite.

Il s’agira donc ici de réaliser un pastiche traitant de la consommation d’un acte posé depuis des millénaires et de «rendre à césar ce qui est à Cléopâtre» en représentant la femme sur cet ode à la sexualité.

 

A bientôt

 

Caro